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LitStream Collection
doi: 10.1515/sem-2018-0146pmid: N/A
AbstractTelos is in vogue in biosemiotic researches, which present the teleological solution as anti-Darwinian, while it is more often, for biologists, only ante-Darwinian. The assimilation of structuring contents to a “function”, and of the function to a “goal”, in an irreversible temporality, is the most frequent basis of this methodological creepage. The teleology is based on a projective and ascending epistemic orientation, to which we can oppose a retrojective, descending and achronic one, including modal and sensitive interactional semiotics.For semiotics, the challenge lies in the nature of its relationships with other disciplines, particularly biology. Indeed, we see that the temptation is great for semioticians to dwell precisely in the shadows and shams of other disciplines, and to call “sign” or “semiosis” what other sciences seem to have still some trouble to explain, with the risk of only confronting problems that will soon be obsolete. We propose here the theoretical and methodological principles of structural biosemiotics, and precisely attentive to the problems that biologists face, solve and renew.
doi: 10.1515/sem-2019-0060pmid: N/A
AbstractThe paper starts from the premise that the epistemological requirements of the semiotic discipline have led it to overlook the variation (geographical, chronological, social) of the subjects it deals with. After reviewing the historical and methodological reasons for this setting aside, this paper outlines a general theory of semiotic variation. For this, it distinguishes two families of variation – the variation of practices and the variation of attitudes – and three axes of variation: the spatial axis, the time axis and the social axis. It also highlights the two types of forces that govern the variation: centripetal forces and centrifugal forces. The paper concludes with the epistemological impact that the concern about variation may have on semiotics and disciplines that, such as sociology and anthropology, have made variation their subject.
doi: 10.1515/sem-2018-0125pmid: N/A
Résumé La théorie sémiotique s’est développée comme une théorie de la production du sens et de sa manifestation dans les diverses pratiques humaines. Dernièrement, elle est demandée à rendre compte de l’émergence du sens, de sa nature. Pour la philosophie merleaupontienne ce point d’origine est donné dans la perception, comme le premier sol où le sens se fait. La perception détient la primauté de la construction du monde signifiant pour l’homme. Dans les sciences naturelles, les neurosciences pointent vers le cerveau, en particulier l’équipement neuronal que nous avons en tant qu’hommes, comme le siège de la construction du sens. Notre connaissance du monde vient d’une « neuroception », un néologisme inévitable pour lui donner un air de famille avec celui de la « per-ception ». Devant ces deux positions théoriques, nous pouvons en sémiologie et linguistique offrir et défendre l’hypothèse que notre connaissance du monde est péremptoirement générée dans les mailles des langages. Une opération de sémioception, basée sur l’acte sémiologique arbitraire des langages, commande la perception humaine elle-même, avec antécédence. Ce n’est pas le cerveau qui « fait de l’esprit », c’est plutôt le langage qui « fait le cerveau » humain.
doi: 10.1515/sem-2018-0101pmid: N/A
RésuméLa comparaison de la cybernétique de Wiener et du schéma narratif de Greimas permet de repérer leurs points forts respectifs : dans le schéma de la rétroaction de Wiener, les fonctions de commande et d’information des messages, d’une part, ainsi que les opérations relatives à la transmission des messages, d’autre part ; dans le schéma narratif de Greimas, la sanction finale anticipée par un sujet et qui motive celui-ci à donner suite à la proposition d’un autre sujet. La nouvelle théorie proposée fusionne ces points forts et ajoute des notions élaborées ailleurs : notamment celle de besoin, inspirée de la théorie de la motivation de Maslow. Nous aboutissons ainsi à un schéma de la satisfaction d’un besoin en six étapes, auquel sont associées plusieurs notions complémentaires : en particulier, celles de valeur d’un objet par rapport à la satisfaction de l’un des quatre besoins essentiels, de jugement de réalité ou de valeur exprimé par un sujet, d’opération qui modifie ou non l’avoir d’un sujet et de sujet individuel ou collectif. Finalement, dans le cadre de la nouvelle théorie, la notion de sujet s’élargit et inclut tout être vivant ou association d’êtres vivants – êtres humains, animaux ou plantes.
doi: 10.1515/sem-2018-0123pmid: N/A
RésuméOn enquête dans cet article sur le concept de modalité comme il a été élaboré dans la théorie sémiotique, distinctement des approches linguistique et logique, à l’instigation d’A. J. Greimas, puis largement employé dans l’analyse des textes. Si la modalité répond tout d’abord de la possibilité de présence d’un verbe modal (pouvoir, vouloir, savoir), bientôt l’effort théorique des sémioticiens a tendu à rendre compte des différentes modalités au moyen d’une structure sémantique. L’exposé de cinq travaux poursuivant cet effort de systématisation (Rengstorf. 1976. Pour une quatrième modalité narrative. Langages 43. 71–77 ; Greimas et Courtés. 1979. Sémiotique. Dictionnaire raisonné de la théorie du langage. Paris: Hachette ; Greimas et Fontanille. 1991. Sémiotique des passions. Paris: Seuil ; Fontanille et Zilberberg. 1998. Tension et signification. Liège: Mardaga ; et Fontanille. 2003 [1999]. Sémiotique du discours. Limoges: PULIM) nous permettra de proposer, dans un premier temps, un bilan. On remarquera, dans un second temps, que les extensions et justifications successives n’ont pas toutefois été sans introduire des contradictions dans la conception théorique de la modalité. Nous mènerons alors les développements nécessaires en vue d’une définition plus raisonnée du concept de modalité et d’une refonte générale du système des modalités.
Harkot-de-La-Taille, Elizabeth
doi: 10.1515/sem-2018-0126pmid: N/A
Résumé La figure, dans la sémiotique greimassienne, héritant d’une élaboration polysémique chez Hjelmslev, appartient tant au plan de l’expression qu’au plan du contenu. Sur le plan du contenu, elle s’introduit au niveau discursif et renvoie à un thème, qu’elle concrétise. Par ailleurs, dans Sémantique Structurale, les traces d’information que nos cinq sens nous apportent sont aussi appelées figures, et c’est par leur intermédiaire que le monde naturel joue un rôle dans la naissance du sens. Ces figures engendrées par la perception sont des figures d’expression et appartiennent de ce fait au plan de l’expression. L’unification des deux types de figures en une figurativité générique, située au niveau discursif et subdivisée en figurativité stricto sensu, dite de surface, et figurativité lato sensu, dite profonde (Landowski. 2017. Com Greimas : interações semióticas. São Paulo : Editora CPS e Estação das Letras e Cores) est discutée avec l’apport d’auteurs de la sémiotique française et la structure quadratique du signe due au Groupe µ (2015. Principia semiotica : aux sources du sens. Bruxelles : Les Impressions Nouvelles : 283–292). Cette discussion nous suggère la figurativité comme transversale au parcours génératif du sens et contribuant à l’opération de conversion, dans la mesure où des traces du monde naturel refont surface sous la forme de figures du monde, sur le plan du contenu discursif.
doi: 10.1515/sem-2018-0140pmid: N/A
AbstractThis article seeks to define what is semiotic and what is Semiotics. Provided first is a brief presentation of various perspectives of Semiotics. Pursuant to this, we will seek to uncover Semiotics’ particulars by evaluating various approaches. We will commence by framing the definitions of the word “Semiotic” to consider then Semiotics via eight particular anthropic – human-related – levels. This partition, derived by the author from a Rastier typology, defines the following levels: noumenophysical, phenophysical, semiotic, representational (“mental images” and concepts), sens (physical), felt (affects), cognitive other and transcendental. From here, we will consider the place of Semiotics among disciplines. Finally, the text presents a typology of relationship between disciplines, including semiotics: anadisciplinarity, disciplinarity, valodisciplinarity, intradisciplinary (such as intertheoricity), multidisciplinary, interdisciplinary, transdisciplinary, metadisciplinarity).
doi: 10.1515/sem-2018-0129pmid: N/A
AbstractIndependently of the generative and enunciative theories, the dynamic structuralism of the Saussurian tradition has made it possible to pose the problem of semiosis, understood as the individuation of the sign from a structural germ. At a higher level of complexity, the processes that preside over this individuation seem to also govern the composition of texts. Literary and pictorial examples make it possible to detect them; they confirm that reflection on the arts is a major area of general and comparative semiotics
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