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L’ambivalence générique chez Saint-John Perse: Anabase et Vents, des “poèmes épiques sans épopée”

L’ambivalence générique chez Saint-John Perse: Anabase et Vents, des “poèmes épiques sans... L’ambivalence générique chez Saint- John Perse Anabase et Vents, des “poèmes épiques sans épopée” Delphine Rumeau Revers peut- être de ses accents majestueux, la poésie de Saint- John Perse a souvent été qualifi ée par des termes à la fois vagues et un rien grandilo- quents: animée par le “souffl e” du poète, elle témoignerait d’une ampleur toute épique. Cette affi nité avec l’épopée tend à être décrétée comme une évidence, en particulier à propos d’Anabase et de Vents. Le terme “épique” est en outre davantage utilisé comme qualifi catif louangeur, célébrant la hauteur de cette poésie, que pour renvoyer à une catégorie générique pré- cise. Ungaretti déclare ainsi dans la préface de sa traduction d’Anabase qu’il s’agit “d’un des rares exemples, en notre temps, de poésie épique.” Denis de Rougemont, de son côté, affi rme de façon assez péremptoire à propos de Vents qu’il s’agit “d’un ouvrage où l’Amérique, un jour, découvrira son épopée,” sans plus de précision. Il est vrai que les “noms de genre,” pour reprendre un terme de Jean- Marie Schaeff er, saturés de signifi cations, se prêtent à telle latitude d’emploi. Pour autant, dès que l’on cherche à assigner un sens plus précis à http://www.deepdyve.com/assets/images/DeepDyve-Logo-lg.png French Forum University of Nebraska Press

L’ambivalence générique chez Saint-John Perse: Anabase et Vents, des “poèmes épiques sans épopée”

French Forum , Volume 39 (1) – Jul 30, 2014

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Publisher
University of Nebraska Press
Copyright
Copyright © 2008 French Forum, Inc.
ISSN
1534-1836

Abstract

L’ambivalence générique chez Saint- John Perse Anabase et Vents, des “poèmes épiques sans épopée” Delphine Rumeau Revers peut- être de ses accents majestueux, la poésie de Saint- John Perse a souvent été qualifi ée par des termes à la fois vagues et un rien grandilo- quents: animée par le “souffl e” du poète, elle témoignerait d’une ampleur toute épique. Cette affi nité avec l’épopée tend à être décrétée comme une évidence, en particulier à propos d’Anabase et de Vents. Le terme “épique” est en outre davantage utilisé comme qualifi catif louangeur, célébrant la hauteur de cette poésie, que pour renvoyer à une catégorie générique pré- cise. Ungaretti déclare ainsi dans la préface de sa traduction d’Anabase qu’il s’agit “d’un des rares exemples, en notre temps, de poésie épique.” Denis de Rougemont, de son côté, affi rme de façon assez péremptoire à propos de Vents qu’il s’agit “d’un ouvrage où l’Amérique, un jour, découvrira son épopée,” sans plus de précision. Il est vrai que les “noms de genre,” pour reprendre un terme de Jean- Marie Schaeff er, saturés de signifi cations, se prêtent à telle latitude d’emploi. Pour autant, dès que l’on cherche à assigner un sens plus précis à

Journal

French ForumUniversity of Nebraska Press

Published: Jul 30, 2014

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