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Des extremes qui se rejoignent: solipsisme, realisme, et le recit beckettien

Des extremes qui se rejoignent: solipsisme, realisme, et le recit beckettien Eric Prieto Des extrêmes qui se rejoignent: solipsisme, réalisme, et le récit beckettien On a parfois l'impression qu'il y a deux Beckett: celui de l'intériorité, dont l'écriture est caractérisée par un discours introspectif abstrait, voisin de la méditation philosophique, et celui de l'extériorité, caractérisé par l'emploi d'un discours descriptif et une forte insistance sur l'aspect concret de choses vues. Le Beckett introspectif, c'est, par exemple, celui de Malone meurt, de L'innommable, et des Textes pour rien, textes qui, axés sur les réflexions d'un sujet solitaire, ont été taxés de narcissisme, voire de solipsisme au sens strict (i.e., philosophique) du terme. Le Beckett extérioriste est celui des nombreuses petites proses descriptives ("Imagination morte imaginer," "Bing" "Sans" "Se voir," etc.) et des pièces pour télévision comme Ghost Trio, où tout se passe au niveau de l'extériorité et de la tentative de "faire l'image," comme l'a très bien dit Gilles Deleuze.1 Or, comment réconcilier le Beckett extérioriste, faiseur d'images, avec le Beckett introspectif, à tendance solipsiste? Quelle est la nature des rapports entre ces deux types d'écriture? Et quelles conclusions faut-il tirer de cette espèce de dualisme narratif, quelle en est la nécessité? L'étude présente tentera de répondre à ces questions http://www.deepdyve.com/assets/images/DeepDyve-Logo-lg.png French Forum University of Nebraska Press

Des extremes qui se rejoignent: solipsisme, realisme, et le recit beckettien

French Forum , Volume 27 (2) – Feb 13, 2002

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Publisher
University of Nebraska Press
Copyright
Copyright © 2003 by French Forum, Inc.
ISSN
1534-1836
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Abstract

Eric Prieto Des extrêmes qui se rejoignent: solipsisme, réalisme, et le récit beckettien On a parfois l'impression qu'il y a deux Beckett: celui de l'intériorité, dont l'écriture est caractérisée par un discours introspectif abstrait, voisin de la méditation philosophique, et celui de l'extériorité, caractérisé par l'emploi d'un discours descriptif et une forte insistance sur l'aspect concret de choses vues. Le Beckett introspectif, c'est, par exemple, celui de Malone meurt, de L'innommable, et des Textes pour rien, textes qui, axés sur les réflexions d'un sujet solitaire, ont été taxés de narcissisme, voire de solipsisme au sens strict (i.e., philosophique) du terme. Le Beckett extérioriste est celui des nombreuses petites proses descriptives ("Imagination morte imaginer," "Bing" "Sans" "Se voir," etc.) et des pièces pour télévision comme Ghost Trio, où tout se passe au niveau de l'extériorité et de la tentative de "faire l'image," comme l'a très bien dit Gilles Deleuze.1 Or, comment réconcilier le Beckett extérioriste, faiseur d'images, avec le Beckett introspectif, à tendance solipsiste? Quelle est la nature des rapports entre ces deux types d'écriture? Et quelles conclusions faut-il tirer de cette espèce de dualisme narratif, quelle en est la nécessité? L'étude présente tentera de répondre à ces questions

Journal

French ForumUniversity of Nebraska Press

Published: Feb 13, 2002

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