027 Corrélation inverse entre la SHBG (sex hormon binding globulin), la glycémie à jeun et l’HbA1c: effet indépendant du contenu intra-hépatique en graisses

027 Corrélation inverse entre la SHBG (sex hormon binding globulin), la glycémie à jeun et... Diabète ­ Nice 2012 donc probablement un nouveau facteur de risque pour le diabète, via l'augmentation de la sécrétion de vasopressine qui en résulte. O28 Campagnes de sensibilisation au dépistage du diabète de type 2 dans les pharmacies. Comparaison de deux approches : glycémie capillaire et grille Findrisc P. Böhme1, N. Agrinier2, M. Badia3, M. Durand4, A. Scheen5, M. Guillaume6, ML. Lair7, ML. Romain8, B. Guerci1, O. Ziegler1 CHU Nancy ­ Service de diabétologie et Nutrition, Vandoeuvre-Les-Nancy ; CHU Nancy ­ Service d'Epidémiologie et Évaluation Cliniques, Vandoeuvre-LesNancy ; 3 UHP ­ Faculté de Pharmacie, Nancy ; 4 Conseil Régional de l'Ordre des Pharmaciens, Nancy ; 5 CHU Sart-Tilman ­ Service de diabétologie, nutrition et maladies métaboliques, Liège, Belgique ; 6 École de Santé Publique, Liège, Belgique ; 7 Centre de Recherche Public de la Santé, Luxembourg, Luxembourg ; 8 ORSAS Lorraine, Vandoeuvre-Les-Nancy. O26 Symptômes évocateurs de syndrome d'apnées du sommeil (SAS) et diagnostic du SAS chez les personnes diabétiques de type 2 en France. Entred 2007 C. Fuhrman , P. Lecomte , A. Fagot-Campagna InVS, Saint Maurice ; CHU, Tours. Objectif : Peu de données épidémiologiques sont disponibles sur la prévalence du SAS chez les personnes diabétiques, alors qu'il s'agit d'un facteur de risque vasculaire important. Ce travail vise à estimer la prévalence des symptômes évocateurs de SAS chez les personnes diabétiques et la proportion ayant bénéficié d'une démarche diagnostique, à partir d'un échantillonnage national. Matériels et méthodes : Pour ENTRED 2007-2010, 8 926 personnes remboursées d'au moins 3 antidiabétiques au cours des 12 derniers mois ont été tirées au sort dans les bases de l'assurance maladie. Les données portent sur 3 897 personnes diabétiques de type 2 ayant répondu à l'auto-questionnaire (taux de réponse : 48 %). Les symptômes évocateurs de SAS ont été définis par l'autodéclaration dans le questionnaire de ronflements fréquents associés à une somnolence diurne excessive et/ou à des apnées observées par l'entourage. Ont également été étudiés : l'auto-déclaration d'un SAS diagnostiqué ; un enregistrement du sommeil auto-déclaré ou enregistré comme remboursement médical dans les bases de l'Assurance maladie ou dans le PMSI ; un traitement par ventilation nocturne enregistré dans les remboursements médicaux de l'Assurance maladie. Résultats : L'âge moyen des patients était de 66 ans (diabète connu en moyenne depuis 12 ans, IMC moyen à 29 kg/m2, 6 % traités par insuline). Environ 9 % ont déclaré un SAS diagnostiqué (hommes 11 %, femmes 6 %) et 16 % des symptômes évocateurs (hommes 16 %, femmes 15 %). Parmi les personnes avec symptômes : 35 % ont déclaré un SAS diagnostiqué et/ou avaient bénéficié d'un enregistrement du sommeil, ce qui était associé en analyse multivariée à l'obésité (odds ratio OR = 2,7), l'hypertension artérielle (OR = 2,0), une coronaropathie (OR = 2,0), être fumeur ou ex-fumeur (OR = 1,7), vivre en couple (OR = 1,5) et un niveau d'éducation au moins égal au baccalauréat (OR = 2,3). Conclusion : La prévalence des symptômes évocateurs de SAS est élevée chez les personnes diabétiques de type 2. Seules 1/3 des personnes symptomatiques ont déjà bénéficié d'une démarche diagnostique. Le dépistage du SAS doit être amélioré. O27 Corrélation inverse entre la SHBG (sex hormon binding globulin), la glycémie à jeun et l'HbA1c : effet indépendant du contenu intra-hépatique en graisses F. Bonnet1, FL. Vélayoudom-Céphise2, D. Simon3, C. Lange4, C. Massart5, B Balkau4, PH. Ducluzeau6 Service Endocrinologie, Rennes ; Service Endocrinologie-Diabétologie, Pointe-à-Pitre ; 3 Hôpital de la Pitié Salpétrière, Paris ; 4 ; INSERM CESP U1018, Villejuif ; 5 Laboratoire hormonologie, Rennes ; 6 Service Diabétologie, Angers. Introduction : Les pharmaciens d'officine (PO) peuvent proposer un dépistage du diabète de type 2 (DT2) en mesurant la glycémie capillaire avec un lecteur ou à l'aide de la grille de score Findrisc (FR). L'objectif de l'étude est de comparer ces 2 approches en utilisant les résultats de 3 campagnes de dépistage en Lorraine (programme EDUDORA2). Patients et méthodes : Les dépistages ciblaient les sujets sans diabète connu répondant aux critères de la HAS (âge > 45 ans + 1 facteur de risque de DT2). La glycémie a été considérée comme « à jeun » (GAJ) si pas de prise alimentaire dans les 3 h précédentes et postprandiale (GPP) dans le cas contraire. Les anomalies sont classées en : AM (anomalie modérée pour 1,10 = GAJ = 1,25 ou 1,40 = GPP = 1,99 g/L) ou AD (compatible avec un diabète pour GAJ = 1,26 ou GPP = 2,00 g/L). La grille FR comporte 8 items et détermine un score correspondant à 5 niveaux de risque. Résultats : Soixante-sept PO et 1907 sujets (femmes : 65,5 % ; âge > 45 ans: 79,1 %) ont participé aux campagnes. 11,2 % des sujets présentaient une glycémie élevée (AM : 8,7 % ; AD : 2,5 %) et 16,6 % avaient des scores FR 15. Les scores FR étaient respectivement de 9,1-13,3-14,3 pour les groupes glycémie normale-AM-AD (p < 0,01). En fonction du score croissant de FR ( < 7= risque très faible ; 7-11 = risque faible ; 12-14 = risque modéré ; 15-20 = risque élevé ; > 20 = risque très élevé), le pourcentage de GAJ ou GPP normales diminue (respectivement : 31,1-39,2-16,5-11,8-1,4 %) et celui de glycémies élevées (AM ou AD) tend à augmenter (respectivement : 9,1-25,9-21,3-35,5-8,1 %). Conclusion : Les 2 approches permettent de dépister un nombre important de sujets avec une dysglycémie, mais leurs résultats ne paraissent pas parfaitement concordants. Il reste à démontrer qu'elles sont complémentaires. Comme suggéré par la loi HPST, les pharmaciens ont un rôle à jouer dans le repérage du DT2 méconnu et des sujets à haut risque. O29 Le déficit cognitif est sous-estimé chez les diabétiques âgés : apport de l'Etude GERODIAB J. Doucet1, B. Bauduceau2, JP. Le Floch3, C. Verny4 CHU, Rouen ; Hôpital Bégin, Saint-Mandé Clinique de Villecresnes, Villecresnes ; 4 CHU, Bicêtre. Introduction : Des études épidémiologiques ont montré que la concentration de SHBG (sex hormone binding globulin) est inversement associée au risque de diabète de type 2. Les mécanismes impliqués demeurent mal connus. Notre objectif était d'étudier la relation entre la concentration plasmatique de la SHBG et la glycémie, chez des sujets sains et des patients dysmétaboliques et de déterminer si cette relation était influencée par le contenu hépatique en graisses et d'autres hépatokines (FGF 21, Fétuin A). Patients et méthodes : Nous avons étudié deux cohortes : celle des employées de France Telecom (n = 1716) et celle de patients dysmétaboliques (n = 292) avec dosage d'adipokines et dont un sous-groupe (n = 150) a bénéficié d'une mesure quantitative de la stéatose hépatique, de la graisse viscérale par IRM. Résultats : Dans la cohorte Telecom, la concentration de SHBG était inversement corrélée à la glycémie à jeun (r = ­ 0,13 ; p = 0,0001) et à l'HbA1c (r = 0,11, p = 0,0002) après ajustement pour l'IMC. Les concentrations de la glycémie à jeun et de l'HbA1c diminuaient en fonction des quartiles de SHBG [1er vs 4ème quartile : (0,91 ± 0,12 vs 0,86 ± 0,08 mmol/l ; p = 0,0001) et (5.16 ± 0,6 vs 4.97 ± 0,5 ; p = 0,002) après ajustement pour l'âge, l'IMC et la consommation d'alcool]. Une association similaire était retrouvée chez les patients dysmétaboliques. Dans cette cohorte, après ajustement pour l'âge et le tour de taille, la concentration de SHBG était associée aux triglycérides ( = ­ 0,17, p = 0,002), à FGF 21 (= ­ 0,18, p = 0,002), à l'adiponectinémie (=0,11, p = 0,05), mais non à la graisse intra-hépatique (p = 0,07) ou viscérale (p = 0,07). La relation inverse entre la SHBG et l'HbA1c restait significative après ajustement pour l'adiponectine, FGF 21 ou le contenu hépatique en graisses. Conclusion : La SHBG est inversement associée à la glycémie à jeun et à l'HbA1c, quel que soit le profil métabolique. Cette relation est indépendante du degré de stéatose, des concentrations de FGF 21 et d'adiponectine. Objectif : L'étude GERODIAB a pour objectif principal d'évaluer le lien entre l'HbA1c et la morbi-mortalité à 5 ans de diabétiques de type 2 âgés. Au sein de l'évaluation gériatrique globale à l'inclusion, le MMSE permettait de repérer des patients ayant une altération des fonctions cognitives méritant une exploration plus poussée. Patients et méthodes : Les 987 patients inclus étaient des diabétiques de type 2 âgés de plus de 70 ans relativement autonomes (ADL = 3). Outre les caractéristiques du diabète, ces malades faisaient l'objet d'une évaluation gérontologique à l'aide des échelles classiques. L'état cognitif était apprécié sur des données déclaratives et sur les résultats du MMSE. Les malades dont le MMSE se situait en dessous de 25 sur 30 (déficit cognitif) étaient comparés au reste de la population. Résultats : Lors de l'examen initial, seuls 11 % des diabétiques à l'inclusion dans GERODIAB étaient considérés comme présentant des troubles cognitifs et moins de 3 % avaient une démence avérée. Ces résultats déclaratifs différaient nettement des données objectives du MMSE puisque près du quart des malades présentait un score inférieur à 25. Ces 230 diabétiques étaient plus âgés (78,5 ± 5 vs 76,6 ± 4 ans p < 0,0001), plus souvent de sexe féminin (28 vs 20 % ; p < 0,01), vivaient moins souvent à domicile, avaient un niveau d'étude plus faible et une l'HbA1c plus élevée (7,77 ± 1,5 vs 7,48 ± 1,2 % p = 0,008). Ils étaient plus souvent traités par insuline (69 % vs 56 % ; p < 0,001) sans intensification de la surveillance glycémique. En revanche, aucune différence n'était notée concernant l'IMC, l'ancienneté du diabète et la fréquence des hypoglycémies. Conclusion : Les relations entre niveau glycémique, hypoglycémies et démences invitent à mieux prendre en compte les altérations cognitives des diabétiques âgés. Une exploration plus systématique à l'aide d'échelles validées est indispensable puisque un grand nombre des troubles cognitifs sont méconnus ou sousévalués comme le montrent les résultats de l'étude GERODIAB. Diabetes Metab 2012, 38, A1-A21 A7 SFD http://www.deepdyve.com/assets/images/DeepDyve-Logo-lg.png Diabetes & Metabolism Elsevier

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Publisher
Elsevier
Copyright
Copyright © 2012 Elsevier Masson SAS
ISSN
1262-3636
eISSN
1878-1780
DOI
10.1016/S1262-3636(12)71005-4
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Abstract

Diabète ­ Nice 2012 donc probablement un nouveau facteur de risque pour le diabète, via l'augmentation de la sécrétion de vasopressine qui en résulte. O28 Campagnes de sensibilisation au dépistage du diabète de type 2 dans les pharmacies. Comparaison de deux approches : glycémie capillaire et grille Findrisc P. Böhme1, N. Agrinier2, M. Badia3, M. Durand4, A. Scheen5, M. Guillaume6, ML. Lair7, ML. Romain8, B. Guerci1, O. Ziegler1 CHU Nancy ­ Service de diabétologie et Nutrition, Vandoeuvre-Les-Nancy ; CHU Nancy ­ Service d'Epidémiologie et Évaluation Cliniques, Vandoeuvre-LesNancy ; 3 UHP ­ Faculté de Pharmacie, Nancy ; 4 Conseil Régional de l'Ordre des Pharmaciens, Nancy ; 5 CHU Sart-Tilman ­ Service de diabétologie, nutrition et maladies métaboliques, Liège, Belgique ; 6 École de Santé Publique, Liège, Belgique ; 7 Centre de Recherche Public de la Santé, Luxembourg, Luxembourg ; 8 ORSAS Lorraine, Vandoeuvre-Les-Nancy. O26 Symptômes évocateurs de syndrome d'apnées du sommeil (SAS) et diagnostic du SAS chez les personnes diabétiques de type 2 en France. Entred 2007 C. Fuhrman , P. Lecomte , A. Fagot-Campagna InVS, Saint Maurice ; CHU, Tours. Objectif : Peu de données épidémiologiques sont disponibles sur la prévalence du SAS chez les personnes diabétiques, alors qu'il s'agit d'un facteur de risque vasculaire important. Ce travail vise à estimer la prévalence des symptômes évocateurs de SAS chez les personnes diabétiques et la proportion ayant bénéficié d'une démarche diagnostique, à partir d'un échantillonnage national. Matériels et méthodes : Pour ENTRED 2007-2010, 8 926 personnes remboursées d'au moins 3 antidiabétiques au cours des 12 derniers mois ont été tirées au sort dans les bases de l'assurance maladie. Les données portent sur 3 897 personnes diabétiques de type 2 ayant répondu à l'auto-questionnaire (taux de réponse : 48 %). Les symptômes évocateurs de SAS ont été définis par l'autodéclaration dans le questionnaire de ronflements fréquents associés à une somnolence diurne excessive et/ou à des apnées observées par l'entourage. Ont également été étudiés : l'auto-déclaration d'un SAS diagnostiqué ; un enregistrement du sommeil auto-déclaré ou enregistré comme remboursement médical dans les bases de l'Assurance maladie ou dans le PMSI ; un traitement par ventilation nocturne enregistré dans les remboursements médicaux de l'Assurance maladie. Résultats : L'âge moyen des patients était de 66 ans (diabète connu en moyenne depuis 12 ans, IMC moyen à 29 kg/m2, 6 % traités par insuline). Environ 9 % ont déclaré un SAS diagnostiqué (hommes 11 %, femmes 6 %) et 16 % des symptômes évocateurs (hommes 16 %, femmes 15 %). Parmi les personnes avec symptômes : 35 % ont déclaré un SAS diagnostiqué et/ou avaient bénéficié d'un enregistrement du sommeil, ce qui était associé en analyse multivariée à l'obésité (odds ratio OR = 2,7), l'hypertension artérielle (OR = 2,0), une coronaropathie (OR = 2,0), être fumeur ou ex-fumeur (OR = 1,7), vivre en couple (OR = 1,5) et un niveau d'éducation au moins égal au baccalauréat (OR = 2,3). Conclusion : La prévalence des symptômes évocateurs de SAS est élevée chez les personnes diabétiques de type 2. Seules 1/3 des personnes symptomatiques ont déjà bénéficié d'une démarche diagnostique. Le dépistage du SAS doit être amélioré. O27 Corrélation inverse entre la SHBG (sex hormon binding globulin), la glycémie à jeun et l'HbA1c : effet indépendant du contenu intra-hépatique en graisses F. Bonnet1, FL. Vélayoudom-Céphise2, D. Simon3, C. Lange4, C. Massart5, B Balkau4, PH. Ducluzeau6 Service Endocrinologie, Rennes ; Service Endocrinologie-Diabétologie, Pointe-à-Pitre ; 3 Hôpital de la Pitié Salpétrière, Paris ; 4 ; INSERM CESP U1018, Villejuif ; 5 Laboratoire hormonologie, Rennes ; 6 Service Diabétologie, Angers. Introduction : Les pharmaciens d'officine (PO) peuvent proposer un dépistage du diabète de type 2 (DT2) en mesurant la glycémie capillaire avec un lecteur ou à l'aide de la grille de score Findrisc (FR). L'objectif de l'étude est de comparer ces 2 approches en utilisant les résultats de 3 campagnes de dépistage en Lorraine (programme EDUDORA2). Patients et méthodes : Les dépistages ciblaient les sujets sans diabète connu répondant aux critères de la HAS (âge > 45 ans + 1 facteur de risque de DT2). La glycémie a été considérée comme « à jeun » (GAJ) si pas de prise alimentaire dans les 3 h précédentes et postprandiale (GPP) dans le cas contraire. Les anomalies sont classées en : AM (anomalie modérée pour 1,10 = GAJ = 1,25 ou 1,40 = GPP = 1,99 g/L) ou AD (compatible avec un diabète pour GAJ = 1,26 ou GPP = 2,00 g/L). La grille FR comporte 8 items et détermine un score correspondant à 5 niveaux de risque. Résultats : Soixante-sept PO et 1907 sujets (femmes : 65,5 % ; âge > 45 ans: 79,1 %) ont participé aux campagnes. 11,2 % des sujets présentaient une glycémie élevée (AM : 8,7 % ; AD : 2,5 %) et 16,6 % avaient des scores FR 15. Les scores FR étaient respectivement de 9,1-13,3-14,3 pour les groupes glycémie normale-AM-AD (p < 0,01). En fonction du score croissant de FR ( < 7= risque très faible ; 7-11 = risque faible ; 12-14 = risque modéré ; 15-20 = risque élevé ; > 20 = risque très élevé), le pourcentage de GAJ ou GPP normales diminue (respectivement : 31,1-39,2-16,5-11,8-1,4 %) et celui de glycémies élevées (AM ou AD) tend à augmenter (respectivement : 9,1-25,9-21,3-35,5-8,1 %). Conclusion : Les 2 approches permettent de dépister un nombre important de sujets avec une dysglycémie, mais leurs résultats ne paraissent pas parfaitement concordants. Il reste à démontrer qu'elles sont complémentaires. Comme suggéré par la loi HPST, les pharmaciens ont un rôle à jouer dans le repérage du DT2 méconnu et des sujets à haut risque. O29 Le déficit cognitif est sous-estimé chez les diabétiques âgés : apport de l'Etude GERODIAB J. Doucet1, B. Bauduceau2, JP. Le Floch3, C. Verny4 CHU, Rouen ; Hôpital Bégin, Saint-Mandé Clinique de Villecresnes, Villecresnes ; 4 CHU, Bicêtre. Introduction : Des études épidémiologiques ont montré que la concentration de SHBG (sex hormone binding globulin) est inversement associée au risque de diabète de type 2. Les mécanismes impliqués demeurent mal connus. Notre objectif était d'étudier la relation entre la concentration plasmatique de la SHBG et la glycémie, chez des sujets sains et des patients dysmétaboliques et de déterminer si cette relation était influencée par le contenu hépatique en graisses et d'autres hépatokines (FGF 21, Fétuin A). Patients et méthodes : Nous avons étudié deux cohortes : celle des employées de France Telecom (n = 1716) et celle de patients dysmétaboliques (n = 292) avec dosage d'adipokines et dont un sous-groupe (n = 150) a bénéficié d'une mesure quantitative de la stéatose hépatique, de la graisse viscérale par IRM. Résultats : Dans la cohorte Telecom, la concentration de SHBG était inversement corrélée à la glycémie à jeun (r = ­ 0,13 ; p = 0,0001) et à l'HbA1c (r = 0,11, p = 0,0002) après ajustement pour l'IMC. Les concentrations de la glycémie à jeun et de l'HbA1c diminuaient en fonction des quartiles de SHBG [1er vs 4ème quartile : (0,91 ± 0,12 vs 0,86 ± 0,08 mmol/l ; p = 0,0001) et (5.16 ± 0,6 vs 4.97 ± 0,5 ; p = 0,002) après ajustement pour l'âge, l'IMC et la consommation d'alcool]. Une association similaire était retrouvée chez les patients dysmétaboliques. Dans cette cohorte, après ajustement pour l'âge et le tour de taille, la concentration de SHBG était associée aux triglycérides ( = ­ 0,17, p = 0,002), à FGF 21 (= ­ 0,18, p = 0,002), à l'adiponectinémie (=0,11, p = 0,05), mais non à la graisse intra-hépatique (p = 0,07) ou viscérale (p = 0,07). La relation inverse entre la SHBG et l'HbA1c restait significative après ajustement pour l'adiponectine, FGF 21 ou le contenu hépatique en graisses. Conclusion : La SHBG est inversement associée à la glycémie à jeun et à l'HbA1c, quel que soit le profil métabolique. Cette relation est indépendante du degré de stéatose, des concentrations de FGF 21 et d'adiponectine. Objectif : L'étude GERODIAB a pour objectif principal d'évaluer le lien entre l'HbA1c et la morbi-mortalité à 5 ans de diabétiques de type 2 âgés. Au sein de l'évaluation gériatrique globale à l'inclusion, le MMSE permettait de repérer des patients ayant une altération des fonctions cognitives méritant une exploration plus poussée. Patients et méthodes : Les 987 patients inclus étaient des diabétiques de type 2 âgés de plus de 70 ans relativement autonomes (ADL = 3). Outre les caractéristiques du diabète, ces malades faisaient l'objet d'une évaluation gérontologique à l'aide des échelles classiques. L'état cognitif était apprécié sur des données déclaratives et sur les résultats du MMSE. Les malades dont le MMSE se situait en dessous de 25 sur 30 (déficit cognitif) étaient comparés au reste de la population. Résultats : Lors de l'examen initial, seuls 11 % des diabétiques à l'inclusion dans GERODIAB étaient considérés comme présentant des troubles cognitifs et moins de 3 % avaient une démence avérée. Ces résultats déclaratifs différaient nettement des données objectives du MMSE puisque près du quart des malades présentait un score inférieur à 25. Ces 230 diabétiques étaient plus âgés (78,5 ± 5 vs 76,6 ± 4 ans p < 0,0001), plus souvent de sexe féminin (28 vs 20 % ; p < 0,01), vivaient moins souvent à domicile, avaient un niveau d'étude plus faible et une l'HbA1c plus élevée (7,77 ± 1,5 vs 7,48 ± 1,2 % p = 0,008). Ils étaient plus souvent traités par insuline (69 % vs 56 % ; p < 0,001) sans intensification de la surveillance glycémique. En revanche, aucune différence n'était notée concernant l'IMC, l'ancienneté du diabète et la fréquence des hypoglycémies. Conclusion : Les relations entre niveau glycémique, hypoglycémies et démences invitent à mieux prendre en compte les altérations cognitives des diabétiques âgés. Une exploration plus systématique à l'aide d'échelles validées est indispensable puisque un grand nombre des troubles cognitifs sont méconnus ou sousévalués comme le montrent les résultats de l'étude GERODIAB. Diabetes Metab 2012, 38, A1-A21 A7 SFD

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Diabetes & MetabolismElsevier

Published: Mar 1, 2012

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